20.05.2008

Rouen

Appelée Rotomagus par les Romains, Rouen était la capitale des Véliocasses ou habitants du Vexin. Ils y établirent une garnison et un préfet militaire.

Les pirates scandinaves dits 'Northmans' (homme du nord, terme transformé en Normands), remontèrent la Seine jusqu'à Rouen en 841, et ils livrèrent la ville aux pillages. En 876, une nouvelle invasion eut lieu sous la conduite du célèbre Rollon qui établit à Rouen le centre de ses courses guerrières. Charles le simple lui succéda en 911 par le traité de St Clair sur Epte, la région prit à se moment le nom de Normandie.

90958557.gifLes ducs de Normandie, ne tardèrent pas à entrer en lutte avec leur suzerain. Guillaume le Conquérant avait conquis l'Angleterre en 1066, les rois de France pour sauver l'unité nationale, eurent dès lors à combattre des princes qui étaient à la fois leurs égaux comme rois d'Angleterre et leurs sujets comme vassaux Français. Pour Rouen la lutte ne se termina qu'en 1449. En 1193, Philippe Auguste vint assiéger la ville, il échoua la 1ère fois, mais il réussit en 1204. Puis se fut les désastres de la guerre de 100 ans : assiégée en 1419 par Henry V d'Angleterre, Rouen dut capituler après 7 mois de blocus. On avait vainement jeté hors de la ville 12000 bouches inutiles, vieillards, femmes et enfants, qui moururent de faim entre les remparts et le camp ennemi. Mais Jeanne d'Arc allait bouter les Anglais hors de France. L'héroïne, après s'être jetée dans Compiègne assiégée, fut prise, le 23 mai 1430. Elle fut amenée à Rouen et emprisonnée dans une des tours du Château. Elle fut condamnée à la prison perpétuelle, mais ses ennemis voulait sa mort. Un de ses geôliers lui ôta pendant son sommeil ses habits de femme et elle fut contrainte de revêtir des habits d'homme auxquels elle avait promis de renoncer. Les juges la condamnèrent, comme relapse, à être brûlée vive. L'exécution eut lieu aussitôt, le 30 mai 1431, sur la place du vieux marché. Et s'est en 1449 que la capitale de la Normandie, fit  enfin son retour au Roi de France.

Au 19ème siècle, Rouen dut subir l'occupation allemande du 5 décembre 1870 au 22 Juillet 1871.

Pendant la guerre de 1914-1918, Rouen resta en dehors de l'avance extrême des Allemands qui essayèrent en vain de faire sauter le pont d'Oissel. L'agglomération devint bientôt l'un des grands centres de concentration de troupes Anglaises.

Mais Rouen a particulièrement souffert lors de la Seconde guerre mondiale. L'incendie de Juin 1940 et les bombardements aériens qui se sont déroulés du 18 Avril au 30 Août 1944, ravagèrent plus de 10 hectares et détruisirent plus de 5000 immeubles. Les monuments historiques n'ont pas été épargnés : l'église St Vincent fut détruite, le bas coté de la cathédrale écrasé par les bombes, le haut de la tour St Romain incendié, l'église St Maclou, le Palais de Justice, l'Hôtel de Bourtheroulde furent gravement endommagés. Rouen connut la libération le 30 Août 1944.

05.04.2008

Il est encore temps :

2128481604.jpg

02.04.2008

Parce que nous avons grande pitié des vieux bolchos…

427687664.jpgComme les habitants de notre bonne ville et ceux qui ont eu l’occasion de s’y rendre le savent, Rouen est un véritable musée à ciel ouvert. « Quelques villes privilégiées permettent encore, dans un monde qui devient uniforme, d’oublier le temps présent. (…) Je crois que Rouen est une de ces villes.» souligne le biographe martyr de Corneille. Face au Palais de Justice, dans la rue du Gros-Horloge ou au pied de Saint-Ouen, quel promeneur en effet n’a eu cette curieuse impression de n’avoir plus prise sur le temps ? De par son patrimoine, son histoire, son identité, sans cesse présents, sans cesse rappelés au détour de ses rues, nous avons quelques raisons d’être fiers de notre cité.

Néanmoins, l’honnêteté veut que nous disions toute la vérité. Habiter au sein d’une ville historique ne va pas sans quelques anachronismes. Ainsi, par exemple, nous avons le privilège d’avoir dans nos murs une des dernières sections de Ras l’front. Les plus jeunes ne savent sans doute pas de quoi il s’agit. Pour faire simple, nous leur retournerons plus ou moins leur définition : un ensemble de groupes radicaux, numériquement inexistants, dont la particularité est de prôner l’antifascisme en faisant des petites notes de flics de la pensée sur le net. A noter qu’ils sont en voie de disparition avancée, d’où le statut d’espèce protégée qui leur a été attribué.

A propos, l’un de leurs petits articles nous est consacré à propos de la soirée électorale des municipales. C’est trop d’honneur ! D’autant que ce petit texte est assez comique, reconnaissons-le. Malheureusement, sur le fond, il est difficile à comprendre car tour à tour nous sommes considérés comme des extrémistes dangereux, puis comme des rigolos inexistants et enfin comme une minuscule assemblée d’illuminés. Il est toujours drôle de connaître la manière dont les gens vous imaginent. Cela confirme néanmoins le précepte selon lequel on juge toujours d’après soi-même.

A la fin de leur note, ils affirment être morts de rire à la lecture de nos actions. Grand bien leur fasse ! C’est peut-être la solution : la disparition des derniers fossiles idéologiques par le rire.