05.05.2008
Nous sommes tous des Serbes du Kosovo !
Le 17 février dernier, la province du Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance. Soutenus par les USA et l’OTAN, les anciens guérilleros de l’UCK ont créé un nouvel état en violant le droit international et en bafouant l’histoire et l’identité de tout un peuple.
Le Kosovo, berceau de la nation serbe, par cette indépendance devient au cœur de l’Europe balkanique une nouvelle enclave islamiste et mafieuse. Confrontés à une majorité d’albanophones, les Serbes restés dans ce territoire subissent depuis plusieurs années des brimades et de violentes intimidations visant à les faire partir. A plus forte raison, ces populations, dont personne ne parle, sont aujourd’hui plus que jamais en danger.
Déjà plusieurs monastères orthodoxes ont été détruits, parfois même devant les autorités de la KFOR. Les Serbes, que l’on présente depuis des années comme les responsables de la situation désastreuse dans la région, sont en réalité les victimes silencieuses d’une véritable épuration ethnique par substitution. Obligés d’abandonner leur terre, leurs racines, pour satisfaire aux intérêts du nouvel ordre mondial, ils résistent comme ils peuvent.
Mais le problème n’est pas simplement politique, il est devenu humanitaire. A l’heure où Carla Del Ponte, procureur auprès du TPI de La Haye, révèle que l’actuel président du Kosovo aurait été impliqué dans un trafic d’organes de prisonniers serbes, les conséquences de cette indépendance risquent d’être terribles.
La France a reconnu dans la précipitation ce nouvel Etat, reniant plus d’un siècle d’amitié franco-serbe. Nous ne nous sentons pas solidaires de cette décision. Au contraire, nous nous engageons à faire connaître la vérité sur le sort de ce peuple. Plus concrètement, il est possible de soutenir ces gens dans la détresse. La solidarité européenne ne doit pas être un vain mot. Certaines ONG, comme Solidarité Kosovo (www.solidarité-kosovo.com), apportent régulièrement un soutien matériel à ces Serbes dont la communauté internationale feint d’ignorer le sort. Vous pouvez aussi agir, en leur apportant vos dons ou vos messages d’encouragement. Ne laissons pas mourir un peuple et son histoire sous nos yeux sans rien faire !
23:31 Publié dans Observation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serbie, kosovo, indépendance, islamisation, otan, usa, interventionisme
31.03.2008
Hommage aux fils de Saint Patrick (I)
En ce jour béni de la Saint Patrick et à quelques jours de Pâques, plutôt que de tenter d'apercevoir les lutins verts à l'aide de la Guiness, nous vous proposons une petite série de livres et de films à (re)découvrir afin de connaître et de célébrer dignement les héros de l'indépendance irlandaise, véritables modèles politiques et humains, ainsi que l'ensemble des combattants d'une cause identitaire s'il en est.
En premier, voici la biographie concise et essentielle de feu Jean Mabire sur Patrick Pearse, sans doute l'un des plus célèbres Péres fondateurs de la République d'Irlande. Poète, guerrier, politique déterminé et martyr tout à la fois, il reste sans conteste l'idéal héroïque de la foi et du sacrifice.
Jean Mabire, qui voulait absolument transmettre l'enseignement de cet éveilleur de peuple, termine son ouvrage sur ces phrases magnifiques de Padraig Mac Piarais :
"Quand on parle de peuple, quand on parle de nation ; les vivants sont méconnaissables et nous apparaissent comme des étrangers s'ils ne se reconnaissent eux-mêmes dans leurs morts, si les morts et les vivants ne font pas un. La vie prend racine dans la mort, et des tombes des patriotes - hommes et femmes - se lèvent les nations vivantes."
Fin 2007, les éditions Via Romana ont enrichi leur collection du dernier livre de Philippe Maxence, journaliste et auteur de la célèbre biographie de Baden-Powell. Catholique fervent et tout autant patriote, il a voulu rassemblé dans un ouvrage utile tout ce qu'il fallait savoir des "Pâques sanglantes de 1916. Pâques de l'Irlande, aurore de la liberté et de l'indépendance. Une belle leçon pour les peuples en ces temps où l'attachement charnel à sa terre natale, à sa culture nationale, à l'union de toutes les forces vives d'un pays, tend à disparaître, au profit d'un universalisme faisandé."
Fort bien documenté, l'auteur, outre l'histoire des évènements racontée de manière exhaustive et lapidaire, a eu l'intelligence de faire figurer un dictionnaire complet des protagonnistes irlandais et anglais, de leurs associations et institutions respectives. Enfin, des annexes diverses contenant proclamations, textes constitutionnels ou encore chronologies clôturent cette petite encyclopédie dédiée à la "terre sainte d'Irlande" selon le mot de Yeats.
Il serait impardonnable d'oublier dans la petite liste que nous établissons le célèbre film de Neil Jordan (réalisateur irlandais d'Entretien avec un vampire et dernièrement de l'excellent A vif avec Jodie Foster) consacré aux exploits du big Fellow, organisateur de l'IRA et technicien hors pair de la guérilla et du renseignement. Homme d'action et de terrain, les manoeuvres politiques inconnues de ce chef de guerre lui coûteront la vie malheureusement dès 1922. Il reste la cheville ouvrière incontestée de l'Etat libre d'Irlande.
A noter d'ailleurs la tout aussi remarquable biographie de Pierre Joannon rééditée récemment au format poche chez Le Petit Vermillon et préfacée par Michel Déon.
19:04 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : identité, irlande, st patrick, liberté, indépendance, souveraineté, patrick pearse




























