19.06.2008
Six mois après, qui se souvient d'elle ?
Rappel des faits :
Dans la matinée du 31 décembre 2007, une jeune fille de 16 ans se fait agresser par trois garçons de son lycée qui l’avaient reconnue dans le métro. Restant silencieuse par dignité ou par crainte face aux avances et aux propos insultants, son attitude est considérée comme du mépris par ces apprentis talibans. Forts de leur haute conception de la femme, ils lui jettent au visage une bouteille d’acide chlorhydrique, après l’avoir testée sur le siège voisin. Retrouvés grâce à la télésurveillance, ils ne peuvent expliquer leur geste. Du moins celui-ci n’était pas prémédité. La meilleure preuve en est qu’ils avaient acheté la bouteille pour les « festivités » du nouvel an.
Quelques jours après, Nicolas Sarkozy adresse une lettre à la malheureuse jeune fille pour lui témoigner de sa plus grande compassion et de toute sa solidarité.
A l’époque des évènements, un de nos amis avait écrit le petit article qui suit. Nous le publions aujourd’hui en repensant à la victime.
Crime, arnaque et acide chlorhydrique : quand les racailles jouent aux petits chimistes.
Il est difficile de réagir à propos d’un fait divers. Ceci pour plusieurs raisons : il serait techniquement quasi-impossible de communiquer sur tous les évènements qui font l’actualité ; d’autant que cela nous rendrait fort dépendants d’une logique de course à l’opinion et au sensationnel, et nous détacherait de toute vue de synthèse en nous empêchant de prendre le recul nécessaire à une analyse saine, car « la vérité est indépendante de l’opinion » (Maurras).
Alors pourquoi prendre la peine d’écrire une note sur ce qui s’est passé le 31 décembre 2007 dans le métro de notre bonne ville de Rouen ? En réalité, c’est justement et avant tout en tant que jeunes Rouennais que cette agression nous concerne et nous pousse à sortir du silence. Mais c’est aussi en tant que militants politiques constatant une fois de plus, avec amertume, les résultats néfastes d’un régime incapable de protéger ses citoyens, abdiquant toute souveraineté en se livrant au sommet au consortium euro-mondialiste, et à la base en abandonnant le territoire à l’anarchie des bandes et à la barbarie du non-droit. Aujourd’hui l’étatisme n’a jamais été aussi fort, et l’Etat n’a jamais été aussi faible. Tandis qu’une bureaucratie fiscaliste et tatillonne fait la chasse aux automobilistes et aux fumeurs, les brigands de tous poils gagnent de plus en plus de terrain, provoquant dans leur sillage une violence de plus en plus extrême et gratuite.
Certes, pour en revenir au fait, des incidents de cette nature se produisent presque quotidiennement, et nous pourrions les considérer avec une certaine indifférence. Pourtant ce crime, car c’en est un, est particulièrement significatif de la dégradation accélérée de la situation. Il est désormais bien loin le temps où l’Orange mécanique d’Anthony Burgess passait pour être un roman d’anticipation. L’ultra-violence d’Alex et de ses drougs apparaît aujourd’hui banale.
Quant à la lettre du Président de la République, elle constitue l’arnaque de cette histoire. Comment M. Sarkozy peut-il se dire honnêtement solidaire de la victime ? Par ce qu’il a laissé faire, par ce qu’il a toléré, en tant que ministre de l’Intérieur ou maintenant comme Président, le seul statut auquel il peut prétendre est bien celui de complice. Evidemment, il n’est pas le seul coupable, et il serait difficile de dresser une liste exhaustive des causes et des personnes responsables de la déliquescence et du délabrement de nos dogmes, de nos institutions, et même aujourd’hui des règles élémentaires de la vie en société. Derrière un discours martial, notre président-écureuil n’a montré que lâcheté, mensonge et inefficacité, car "les apparences ne sont pas seulement sauves, remarque Beigbeder qui pour une fois sait de quoi il parle, mais aux commandes."
L’impunité dont jouissent quelques malfrats favorise logiquement l’augmentation des violences. Tant qu’il n’y aura pas une véritable volonté politique capable de s’attaquer à ces problèmes de délinquance sans avoir peur de déplaire à certaines franges de la population, l’insécurité restera la norme. Or pour que cette volonté existe, il faudrait auparavant sortir du règne de l’opinion publique créée de toutes pièces par les media : en somme sortir de la démagogie.
Indéniablement, l’ordre est une forme de la justice et il en est surtout la condition. Tolérer ces formes d’anarchie sociale, c’est légitimer l’injustice sociale. Et l’ordre doit s’appliquer partout avec la même sévérité à l’égard des contrevenants. L’exemple vient d’en haut, et la délinquance en col blanc ou en écharpe tricolore doit aussi cesser. Goethe disait préférer une injustice à un désordre, mais il est clair que le désordre est sans aucun doute la plus grande des injustices.
Espérons que les auteurs de l’acte qui nous ont inspiré ces quelques réflexions seront punis en conséquence afin de faire perdurer encore un peu l’illusion du droit. C’est un moindre mal. Voilà les vœux pieux que nous formulons en pensant à la victime quelques jours après son agression.
Néanmoins nous ne sommes pas dupes et nous savons bien à la suite d’Eric Werner que l’Etat moderne favorise l’insécurité, nouvelle forme de terreur démocratique : « Il n’est tout simplement pas vrai que l’insécurité ne soit aujourd’hui que subie. Pour une part aussi elle est voulue. » (L’Après-Démocratie ; Ed. L’Age d’Homme). En l’incitant ou en la laissant faire, l’Etat tente de retrouver sa légitimité et de justifier son emprise de plus en plus totalitaire sur les individus. Mais n’est-il pas dangereux de jouer ainsi avec le feu ? D’une part des politiciens, normalement chargés du bien commun, ne défendent plus que leurs intérêts propres. D’autre part, ils laissent la situation se détériorer, encourageant une immigration de moins en moins contrôlée mais de plus en plus massive. Celle-ci, « voulue par le grand patronat jadis et flattée par la basse politique aujourd’hui, comme le rappelait Jean Mabire, est une double atteinte à l’identité, c’est-à-dire à la dignité, de l’indigène et de l’immigré. » Trahison volontaire ou inconscience ? Le malheur de cette jeune fille n’est qu’un épiphénomène appelé à se répéter de manière régulière. En tout cas, une chose est sûre, profitant du déracinement général et de la destruction de toutes les communautés naturelles, le globalitarisme avance à grands pas. Bienvenue dans l’enfer du monde moderne !
Adjutor pour JI Rouen
17:41 Publié dans Observation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : agression, acide, rouen, métro, racaille, fille, victime
14.04.2008
Témoignage
Nous avons reçu ce témoignage d'un lycéen. Le texte étant anonyme, nous avons hésité à le publier. Néanmoins ce qu'il révèle, n'a malheureusement rien d'exceptionnel. Au contraire il reflète parfaitement une dégradation générale et progressive de toutes les institutions, et la nécessité d'y faire face.
Il y a quelques semaines, a eu lieu dans un lycée (plutôt calme) de l’agglomération de Rouen, une agression physique et verbale envers un professeur.
Rappel des faits :
Le professeur en début d’heure, a prévenu l’élève qu’il ne l’accepterait pas en cours du fait de nombreuses perturbations et provocations qu’il aurait commises. Mais cet élève, remonté par les mises en garde et la décision du professeur, a commencé à insulter, puis a menacé et enfin bousculé le professeur. Par chance l’agression n’ira pas plus loin, du fait de l’intervention d’un autre professeur pour calmer l’élève.L’agresseur voyant qu’il était en mauvaise posture s’en alla.
L’agression fut rapportée par le professeur à son administration, et l’élève envoyé en conseil de discipline. Cette agression eut pour conséquence l'arrêt total des cours pendant plus d'une demi-heure, à cause de la protestation des professeurs en colère ; car l’élève n’en était pas à son coup d’essai : il avait déjà de nombreuses fois auparavant menacé et insulté des professeurs, tenu des propos racistes anti-blanc (voulant "en faire baver à ces enc... de colonialistes et les piller ! " - sic), voire antisémites en classe (sans protestation de personne), et agressé des élèves.
Voici où mène une politique de laxisme abusif et d’assistanat social, où l'on culpabilise les uns et qu'on en couvre d'autres au nom de l'impunité des pseudo-victimes.
Bien sûr certain gauchistes lui trouvèrent des excuses, comme quoi il n’avait pas de famille (il fut adopté par des gens plutôt aisés) et que cela l’aurait perturbé et mené à de tels excès. Ne serait-il pas discriminant de considérer cette personne comme facilement perturbée et manipulable ?
Rappelons que la sécurité dans ce lycée se dégrade depuis le début de l'année. Nous avons encore le souvenir de l’agression sauvage d’un jeune lycéen, quand une trentaine de "jeunes" le frappèrent violemment, ou les règlements de compte devant la sortie, les bagarres, les ventes de stupéfiants et d’objets volés, des attroupements de jeunes menaçants, etc...
20:06 Publié dans Observation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agression, lycée, racaille, impunité, école, violence

























