02.04.2008
Parce que nous avons grande pitié des vieux bolchos…
Comme les habitants de notre bonne ville et ceux qui ont eu l’occasion de s’y rendre le savent, Rouen est un véritable musée à ciel ouvert. « Quelques villes privilégiées permettent encore, dans un monde qui devient uniforme, d’oublier le temps présent. (…) Je crois que Rouen est une de ces villes.» souligne le biographe martyr de Corneille. Face au Palais de Justice, dans la rue du Gros-Horloge ou au pied de Saint-Ouen, quel promeneur en effet n’a eu cette curieuse impression de n’avoir plus prise sur le temps ? De par son patrimoine, son histoire, son identité, sans cesse présents, sans cesse rappelés au détour de ses rues, nous avons quelques raisons d’être fiers de notre cité.
Néanmoins, l’honnêteté veut que nous disions toute la vérité. Habiter au sein d’une ville historique ne va pas sans quelques anachronismes. Ainsi, par exemple, nous avons le privilège d’avoir dans nos murs une des dernières sections de Ras l’front. Les plus jeunes ne savent sans doute pas de quoi il s’agit. Pour faire simple, nous leur retournerons plus ou moins leur définition : un ensemble de groupes radicaux, numériquement inexistants, dont la particularité est de prôner l’antifascisme en faisant des petites notes de flics de la pensée sur le net. A noter qu’ils sont en voie de disparition avancée, d’où le statut d’espèce protégée qui leur a été attribué.
A propos, l’un de leurs petits articles nous est consacré à propos de la soirée électorale des municipales. C’est trop d’honneur ! D’autant que ce petit texte est assez comique, reconnaissons-le. Malheureusement, sur le fond, il est difficile à comprendre car tour à tour nous sommes considérés comme des extrémistes dangereux, puis comme des rigolos inexistants et enfin comme une minuscule assemblée d’illuminés. Il est toujours drôle de connaître la manière dont les gens vous imaginent. Cela confirme néanmoins le précepte selon lequel on juge toujours d’après soi-même.
A la fin de leur note, ils affirment être morts de rire à la lecture de nos actions. Grand bien leur fasse ! C’est peut-être la solution : la disparition des derniers fossiles idéologiques par le rire.
13:20 Publié dans Le plaisir de déplaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : antifascisme, rasl'front, rouen, patrimoine


























