08.05.2008

Patrons sans frontières


26.04.2008

Street art

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18.04.2008

Par tous les temps...

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16.03.2008

A Paris comme à Rouen, toujours présents !


13.03.2008

Le Kosovo au coeur de la soirée électorale

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Voulant bénéficier de la couverture médiatique des municipales pour interpeller nos concitoyens sur le triste sort des Serbes du Kosovo, les JI Rouen se sont permis de légèrement perturber la victoire de Valérie Fourneyron en lançant quelques slogans et tracts parmi ses partisans à l’Hotel de Ville le 9 mars dernier au soir.

Après avoir suivi l’annonce des résultats électoraux à proximité des permanences des candidats, une douzaine de jeunes militants identitaires se sont dirigés vers la mairie. Arrivés sur place, ils se sont glissés parmi la foule déjà présente. Tout aussi réjouis que les gagnants du soir mais pour d’autres raisons, ils donnèrent le change à ceux qui les observaient avec surprise. La cause en était simple : ils étaient les seuls jeunes.

Le temps se fait long et rien ne se produit. Le journaliste de France 3 Normandie, après s’être préparé pour le duplex, disparaît brusquement. Y aurait-il changement de programme, annulation de dernière minute de la nouvelle élue qui avait prévu depuis plusieurs jours une intervention en direct de la mairie ? C’est l’incertitude générale et la perspective de l’annulation se profile.

Mais d’un coup, aux alentours de 21 h, les flashs à l’extérieur crépitent et la cohue des journalistes s’engouffre dans la salle, précédant la nouvelle vedette. Les hourras et les bravos fusent, et Madame Fourneyron monte sur les premières marches de l’escalier menant à la salle Louis XVI afin de dominer ses supporters. Aussitôt le journaliste lui tend le micro et la place face à la caméra fixe ; la gravité est revenue sur le visage des militants prêts à intervenir. Un silence religieux se fait, la voix de l’élue commence de se faire entendre, quand soudain à quelques mètres d’elle le slogan « le Kosovo, c’est la Serbie ! » retentit. Ce dernier est repris par l’autre extrémité de la salle. Les gens médusés essayent de comprendre ce qu’il se passe. A peine ont-ils eu le temps de réagir que des feuilles et des affiches empreintes du même slogan fixent leur regard. Une fois la surprise passée, quelques nouveaux courtisans tentent de rétablir l’ordre en nous sommant de nous taire. Comme le fait remarquer à haute et intelligible voix un courageux militant, voilà comment la démocratie et la liberté d’expression sont traitées par les vertueux républicains. France 3 a déjà cessé de retransmettre les images du direct, attendant l’accord de Valérie Fourneyron pour reprendre. Comme quoi le journaliste d’aujourd’hui préfère la discipline à l’évènement, mais n’y voyez pas de la déontologie. Une fois les derniers tracts distribués, nous nous éclipsons et laissons ce public encore hébété à ses réjouissances initiales.            

Scandalisés par cette interruption, quelques militants du dimanche et grandes consciences de gauche ont été jusqu’à affirmer et reconnaître que des « massacres avaient lieu partout », et qu’il était fort mal venu de troubler la joie des gens par de sombres considérations de politique internationale.

Décidément, il y a bien quelque chose de pourri au royaume de France. Pour les élus, l’indignation est bel et bien sélective : parlons Darfour, parlons Betancourt si vous le souhaitez, mais par pitié pourquoi venir nous embêter avec l’Europe ? Aujourd’hui, on laisse l’épuration et le pillage du Kosovo se faire, et dans quelques décades, on nous demandera de parrainer la mémoire d’un enfant massacré.

Or, nous en avons marre des leçons de morale à rebours et des belles consciences à retardement. Marre des discours la main sur le cœur et la larme à l’œil. Marre du foutage de gueule, de la trahison et du fatalisme bourgeois.

C’est pourquoi dimanche, nous n’avons pas voulu saboter une soirée électorale. Loin de nous de telles perspectives politiciennes. Nous avons voulu informer, réveiller ceux qui ne savent pas ou détournent le regard de ce qui se passe à quelques centaines de kilomètres de leur propre pays. A l’heure où l’Europe est sur toutes les lèvres, nous avons voulu la remettre dans quelques cœurs.

Même si notre action fut symbolique, même si elle fut occultée par les media présents, puis éludée par notre nouveau maire, qui s’est bien gardée de prononcer le nom fatal et dérangeant de Kosovo à la télé, elle fut efficace et surtout elle fut la première.

Un journaliste présent  ce soir-là nous confia avec une extrême courtoisie qu’on commençait à l’emmerder avec nos histoires de Serbie… Il ne croyait pas si bien dire. En effet, nous ne faisons que commencer. Motivés par quelques encouragements, par la suffisance d’une ridicule nomenklatura de province et la négligence de la presse tout à la fois, nous avons entrepris d’informer les étudiants et les passants de notre bonne ville en inscrivant : Le Kosovo, c’est la Serbie. Le message est simple, espérons que ce qui est aujourd’hui sur les murs le soit bientôt dans la tête de nos voisins volontairement laissés dans l’ignorance.

JI Rouen 

Pour rejoindre les JI Rouen : rouen[at]jeunesses-identitaires.com